«Il serait plus simple d'être une artiste pop, explique-t-elle. Mais je me suis donné un défi plus grand à relever et différent. Sur scène, je ne tiens pas à chanter des refrains qui ne font que rimer, en soutien-gorge! J'ai d'ailleurs fait savoir à la compagnie de disques (Arista), en signant mon contrat, que je ne voulais pas changer. Les jeunes vont ainsi pouvoir s'identifier à moi et à mes chansons, car je suis vraie et honnête. Une punk kid. Je ne suis pas du genre à faire la belle devant les caméras.»
En fait, lorsqu'on joue au jeu des comparaisons, c'est d'abord le nom d'Alanis Morissette qui nous vient en tête. À cause de sa voix légèrement éraillée et de sa fougue. Suffit de regarder le vidéoclip de la chanson Complicated, premier extrait de son premier album, Let Go, qui sera lancé le 4 juin. «C'est inévitable, tous les artistes se font comparer et je n'aime pas vraiment ça. La ressemblance avec Alanis revient souvent. Probablement parce que je suis Canadienne, que ses paroles sont vraies et parfois virulentes. J'aime écrire sur mes relations amoureuses, l'amitié et les épreuves vécues. L'adolescence est une période difficile à passer.». Surtout lorsqu'on vit dans un village de 5000 habitants (Napanee, en Ontario), «où tout est à une heure en voiture».